Rencontre avec Alexandre Branger 24 ans franco ivoirien, il nous parle de son parcours depuis ses débuts jusqu’à être à la tête d’un des établissements les plus convoités à Abidjan avec plus de 20 employés: LE CODE BARRE.

Bonjour Alexandre Branger, parle nous un peu de toi et de ton parcours ? 

Bonjour je m’appelle Alexandre Branger, j’ai 24 ans je suis franco ivoirien, je suis né et grandi en Côte d’Ivoire en 1992. J’ai fréquenté des établissements de tels que Sévigné, Blaise Pascal  mais j’avais pas la motivation de continuer. D’un coté le divorce de mes parents a été dur pour moi et de l’autre j’avais pas mal d’idée en tête.  A mes 16 ans j’ai arrêté l’école pour directement entrer dans la vie active. J’ai commencé à faire plusieurs stage dans différentes sociétés.

8b3d38f9-404b-48fc-8fa8-5f3f757da3b8

J’étais au début dans la vente des pièces détachées des poids lourds, après je suis rentré en grande distribution et à l’âge de 19 ans j’ai investit pour la première fois dans l’élevage de poulet. J’ai commencé avec 1000 poulets, j’avais aucune expérience et je m’étais lancé dedans. Cela m’avais permis de gagner de l’argent et de comprendre le business. J’ai pu économisé pour lancé mon futur grand projet avec l’aide de mon père ainsi que ma mère.

Tu as créé par la suite CODE BARRE qui est très populaire à Abidjan et tu exerces aussi d’autres activités, parle nous en plus 

Oui effectivement j’ai créé le club Code Barre à Abidjan dans la zone 4, cela fait maintenant 4 ans que nous sommes ouverts . En 4 ans, le bar a beaucoup évolué et a pris de l’ampleur dont je m’y attendait pas. Aujourd’hui nous somme une Night Club connue un peu partout en Afrique et dans le top 5 à Abidjan.

89836e12-f115-4752-954e-583fbdd8232e

J’ai plus de 20 employé à ma charge . D’une capacité de 20 places au début, nous sommes passés à 130 places et on va augmenter cette capacité aussi dans les années à venir. J’ai travaillé énormément parfois jours comme de nuit pour en arriver là . Un jeune blanc qui est aussi connu dans les affaires en Côte d’Ivoire est rare si d’ailleurs je suis pas le seul . Et j’en suis content aujoud’hui, j’aime les ivoiriens et ils ils aiment l show, ils sont toujours joyeux.

Cette réussite m’as permise d’avoir des compétences en communication et le marketing des events. J’ai pu également avoir un rôle dans le cinéma avec une série web ivoirienne qui est la plus regarder sur youtube Yopougon dans le quartier. Un autre rôle aussi dans « les djantras »  que je vous invite à tous regarder, c’est génial . Et là je viens d’investir dans une nouvelle société basée sur le digital, la photographie, les vidéos montage avec un ami qui a la rage de vaincre comme moi . La société s’appelle Wena multimedia .

Comment t’es venue l’idée de créer ta 1ère boite de nuit et comment t’as pu démarrer ?

Mon père m’a encouragé à rentrer dans ce domaine dans lequel je connaissais pas grand chose en profondeur. Et je regardai pendant les périodes de fêtes et une ambiance extraordinaire en Côte d’Ivoire donc je me suis dit bon allez lance toi, y a une vraie opportunité. J’avais quelques économies et mon père et aussi ma mère m’ont soutenu pour croître.

1ad806a9-8bc6-4b3f-86b1-48425b22a86d

Quels sont les problèmes que tu rencontres au quotidien et comment tu parviens à les surmonter?

Les problèmes que je rencontre c’est surtout la jalousie, c’est un domaine dont la concurrence est rude . Il ne faut jamais baisser les bras toujours être créatif et avoir de nouvelle idées.  Les gens de la nuit ne sont pas solidaires entre eux c’est un métier très fatiguant, il faut vraiment avoir l’envie et surtout la passion de ce métier qui n’est pas donné à tous le monde .

Quelle est ta vision à long terme, tu veux t’orienter plus vers le métier d’acteur ou bien tu vas continuer dans les 2 ?

Ma vision à long terme, bon pour l’instant c’est encore d’apprendre, j’ai beaucoup de choses à apprendre et construire dans l’avenir une vraie Night Club avec une grande capacité de personne et être une référence dans le monde entier . Je veux être le Jean-Roch d’Afrique, le patron du VIP Room vous le connaissez certainement. Après c’est d’ouvrir aussi des restaurants des bars Lounge. J’ai plein de projet encore qui ne demandent qu’à fleurir . Et oui le métier d’acteur m’intéresse et je vais m’investir un peu, ça me plait. Je suis très à l’aise devant une caméra et je tourne plein de clip de musique avec des artistes ivoiriens.

16a1123e-89f8-4545-8c12-c33e46d82b25

 

 

Quels conseils peux tu donner à d’autres jeunes qui cherchent à démarrer une entreprise en Côté d’Ivoire connaissant les obstacles?

Le conseil que je peux donner aux jeunes africains en général et aux ivoiriens en particulier c’est vraiment de prendre leur vie en main et entreprendre . Il faut pas avoir peur et comme on dit que qui ne tente rien n’a rien, c’est un proverbe que j’utilise beaucoup . Il ne faut pas avoir peur de l’inconnu et il ne faut jamais abandonner, il faut toujours foncer. Et si tu tombes tu te relèveras, l’échec te permet d’apprendre encore mieux. Donc faut retenir persévérance et faut rien lâcher.

2fcc3bac-7cd9-4089-9717-4a67afcc3f13

Merci Alexandre Branger et plein de succès à toi.