[AC] Le constructeur automobile allemand Volkswagen a signé, le 21 décembre, avec le gouvernement rwandais un protocole d’entente pour construire la première usine d’assemblage du pays.

Ce protocole d’entente a été paraphé par le directeur général du conseil rwandais de développement (Rwanda Development Board/RDB), Francis Gatare, et le directeur général de Volkswagen South Africa, Thomas Schäfer, en présence du président de Volkswagen, Herbert Diess.

M. Schäfer a déclaré, à cette occasion, à la presse, que le groupe basé à Wolfsburg va achever en mai prochain une étude du marché rwandais à l’issue de laquelle une usine d’assemblage d’une capacité de 5000 véhicules par an au moins devrait être installée à Kigali.

La signature de ce protocole d’entente avec les autorités rwandaises intervient quelques heures seulement l’inauguration d’une nouvelle usine au Kenya et environ trois semaines après la signature d’un accord pour construire une usine d’assemblage en Algérie. Ces projets marquent le renforcement du groupe allemand en Afrique, où il dispose depuis plusieurs années de deux usines en Afrique du Sud et au Nigeria.
kagame-wolvswagen

«Globalement, les ventes de voitures en Afrique devraient augmenter de 40% en Afrique au cours des cinq prochaines années, c’est pourquoi nous augmentons nos activités », a déclaré le PDG de la marque Volkswagen, Herbert Diess, à l’occasion de l’inauguration de l’usine du groupe au Kenya. «L’ensemble du continent a connu une longue période de stagnation économique et comme en Chine dans les années 80, l’Afrique offre de grandes opportunités. C’est spécialement vrai pour le Kenya», a-t-il ajouté.

Au Rwanda, l’usine aura toutefois pour particularité de produire des véhicules utilisant des technologies vertes. Ces véhicules seront dans un premier temps hybrides et pourront être à terme électriques.

«Le Rwanda est bien adapté pour être un pionnier des nouvelles solutions de mobilité car il a une population de jeunes férus de technologie et sa capitale Kigali est considérée comme la ville la plus branchée en Afrique», a déclaré M. Schäfer.

Sur le continent africain, le taux de motorisation est seulement de 44 véhicules pour 1000 habitants contre une moyenne mondiale de 180 pour 1000 habitants.